GOMME ET RESINE NATURELLE
Un grand nombre de résines naturelles ont été improprement appelées « gommes » : comme le copal, la dammar et la laque qui sont des résines ou des résines laques. Ce nom apparaît au XIIe siècle, du bas latin gumma, du latin gummi ou gummis, du grec kommi lui-même emprunté à l’égyptien kemyt ou kemai, gomme arabique. Elles sont connues depuis la plus haute antiquité, pour les arts comme pour la médecine. Les Egyptiens les ont employées (la gomme arabique en particulier) comme liant pour bon nombre de leurs peintures et de leurs encres.

Les romains l’utilisait comme liant. Elles sont souvent mentionnées dans les recettes de détrempes médiévales, seules ou mélangées à l’oeuf. En Europe, on a largement utilisé la gomme de cerisier, avant que celle de l’acacia (arabique) ne se généralise.

Elles servent comme liant pour l’aquarelle et la gouache ; comme liant additif pour les tempera ; comme agglutinant pour les pastels ; comme épaississant ; comme couche de protection… A noter, qu’elles sont dissoutes à l’eau froide ou chaude. Les solutions seront additionnées d’un conservateur pour les garder longtemps. (Dictionnaire des matériaux du peintre : F. Perego)