La chaux
Connue depuis des siècles, la peinture à la chaux permet de laisser respirer vos murs, en intérieur comme en extérieur, tout en leur apportant des nuances colorées incomparables, permettant ainsi de vivre dans un habitat sain à la beauté lumineuse et subtile. Economique, simple d'application et écologique, la peinture à la chaux, encore appelée "badigeon" ou "lait de chaux", se décline dans une infinité de teintes : vives et dynamiques ou douces et raffinées, s'adaptant à toutes les ambiances. Appliqué à la brosse, chaque badigeon de chaux donne un résultat unique et personnel.
Les enduits décoratifs traditionnels à la chaux, les "stucs" ou "stucco", donnent de magnifiques effets de nuances marbrées. Leur surface parfaitement lisse, obtenue par une application à la lisseuse, leur confère un toucher d'une douceur exceptionnelle. Selon leur application et le type d’enduit, ils permettent d’obtenir des effets brillants ou veloutés, en imitant le marbre ou la pierre : stuc Vénitien, Marmorino, Tonachino...
Que reste t-il des marchands de couleurs ?
L’artisanat de la couleur, mémoire des villes.
Au cours des siècles les comportements ont changé. Notre rapport à la couleur n’est plus le même que celui de nos ancêtres. Ce qui a changé le plus, c’est notre frénésie de consommation, toujours plus et plus performant. Mais comment consommer la couleur aujourd’hui ? En la mangeant bien sûr et plusieurs fois par jour. En la dévorant avec les yeux, c’est encore mieux. Les droguistes des siècles derniers ont disparu, remplacés par différentes professions, dont les marchands de couleurs, avec leurs devantures saisissantes qui faisaient penser à des totems. Ils sont aussi tombés en désuétude, mais les amoureux de la couleur en ont décidé autrement, et font revivre à leur façon l’artisanat de la couleur. Regarder les couleurs dans leurs vitrines, comme des confiseries : Convoitises et péché absolu que cette vision festive d’étalage de pigments. Même si Monsieur Renoir se contredisait sur l’utilité d’utiliser les pigments, « Moi, je crois fermement qu’un peintre aurait avantage à broyer lui-même ses couleurs, ou à les faire broyer par un apprenti. Mais comme il n’y a plus d’apprenti et que j’aime mieux peindre que broyer des couleurs, je les achète chez mon vieil ami Mullard, le marchand de couleurs en bas de la rue Pigalle, qui les broie pour moi. » Mais monsieur Mullard n’existe plus, ni sa boutique. Monsieur Renoir est remplacé par des plasticiens nouvelle génération. Un nouveau commerce de la couleur est là depuis quelques années, mêlant beaux-arts, bâtiment, décoration avec des produits naturels.

